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Comment se Passe Une Rupture Conventionnelle En CDI Et Quelles Étapes Suivre

La rupture conventionnelle en CDI se fait par accord employeur-salarié, entretien, signature d’accord, homologation et délai de rétractation.


Une rupture conventionnelle en CDI est une procédure amiable permettant à l’employeur et au salarié de mettre fin au contrat de travail d’un commun accord. Cette méthode, instaurée pour faciliter la séparation dans un cadre légal sécurisé, évite un licenciement et dégage les deux parties de leurs obligations respectives. La rupture conventionnelle nécessite le respect de plusieurs étapes clés : la négociation, la signature de la convention, le délai de rétractation, puis l’homologation par la Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi).

Nous allons détailler toutes les étapes à suivre pour réussir une rupture conventionnelle en CDI, depuis le premier entretien jusqu’à la validation finale par l’administration. Vous découvrirez notamment les conseils pour bien négocier, le contenu obligatoire de la convention, les délais à respecter, ainsi que les droits du salarié en termes d’indemnités et d’assurance chômage. Cette démarche, si elle est bien conduite, permet une séparation équitable et sans conflit, tout en assurant une sécurité juridique pour les deux parties. Nous aborderons également les erreurs fréquentes à éviter et les précautions à prendre pour que la rupture soit validée sans difficulté.

Les Conditions Préalables et Critères d’Éligibilité à la Rupture Conventionnelle

La rupture conventionnelle est une démarche encadrée par le Code du Travail qui permet à l’employeur et au salarié de mettre fin à un Contrat à Durée Indéterminée (CDI) d’un commun accord. Cependant, avant d’entamer ce processus, il est essentiel de bien comprendre les conditions préalables et les critères d’éligibilité qui garantissent la validité de cette procédure.

1. Accord volontaire et mutuel des deux parties

La première condition fondamentale est que la décision de rupture soit prise de manière libre et consentie par l’employeur et le salarié. Aucune des parties ne doit subir de pression ou de contrainte. Ce principe garantit un climat de confiance et évite toute contestation future.

  • Exemple concret : Un salarié souhaitant changer de domaine professionnel peut négocier une rupture conventionnelle avec son employeur, qui souhaite également réorganiser ses équipes.

2. Type de contrat concerné

La rupture conventionnelle est exclusivement applicable aux CDI. Les contrats à durée déterminée (CDD), les contrats temporaires ou les stages ne sont pas éligibles à cette procédure.

Cela signifie qu’un salarié en CDI, quel que soit son poste ou ancienneté, peut bénéficier de cette option sous réserve du respect des autres critères.

3. Absence de procédure disciplinaire en cours

Pour qu’une rupture conventionnelle soit valable, il ne doit pas y avoir de procédure disciplinaire en cours à l’encontre du salarié. En effet, si une sanction disciplinaire est envisagée, la rupture conventionnelle ne peut pas être utilisée pour contourner les règles relatives au licenciement.

4. Respect des formalités légales

Avant la signature de la convention, les parties doivent s’engager dans un entretien préalable. Cet entretien doit permettre :

  • De discuter les modalités de la rupture
  • D’expliquer au salarié ses droits, notamment en matière d’allocation chômage

De plus, la convention doit être formalisée par écrit et signée par les deux parties.

5. Délai de rétractation et validation administrative

Après la signature, chaque partie dispose d’un délai de 15 jours calendaires pour se rétracter. Passé ce délai, la convention est transmise à la Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) pour validation.

La Direccte dispose ensuite de 15 jours ouvrables pour accepter ou refuser la rupture. En l’absence de réponse, la rupture est considérée comme validée.

CritèreConditionConséquence
Type de contratCDI uniquementProcédure valide
ConsentementLibre et mutuelValidité juridique
Procédure disciplinaireAbsence d’une procédure en coursPas de risque de nullité
Délai de rétractation15 jours après signaturePossibilité d’annulation
Validation administrativeContrôle de la DireccteApprobation ou refus

Conseils pratiques pour vérifier l’éligibilité

  • Avant toute négociation, assurez-vous que votre contrat est bien un CDI et que vous ne faites pas l’objet d’une sanction disciplinaire.
  • Préparez l’entretien préalable en listant clairement vos attentes et questions sur les modalités financières et les conséquences de la rupture.
  • Consultez un conseiller juridique ou un représentant du personnel pour vous assurer de la conformité de la procédure.

En respectant scrupuleusement ces conditions et critères, la rupture conventionnelle peut être une solution efficace et équitable pour mettre fin à un CDI tout en bénéficiant de droits sécurisés, notamment à l’assurance chômage.

Questions fréquemment posées

Qu’est-ce qu’une rupture conventionnelle en CDI ?

La rupture conventionnelle est un accord amiable entre employeur et salarié pour mettre fin au contrat de travail à durée indéterminée (CDI).

Quelles sont les étapes clés de la rupture conventionnelle ?

Les étapes comprennent la demande, les entretiens, la signature de la convention, et l’homologation par la Direccte.

Quelle est la durée de la procédure ?

La procédure dure généralement entre 15 jours et 1 mois, selon le délai d’homologation et la négociation.

Quel est le montant de l’indemnité de rupture conventionnelle ?

L’indemnité ne peut être inférieure à l’indemnité légale de licenciement, calculée selon l’ancienneté du salarié.

Peut-on contester une rupture conventionnelle ?

Oui, le salarié dispose de 12 mois pour contester l’homologation en cas de vice de consentement ou d’irrégularité.

ÉtapeDescriptionDélai moyen
1. DemandeInitiative de la rupture par le salarié ou l’employeurVariable
2. Entretien(s)Discussion sur les conditions et modalités de la rupture1 à 2 semaines
3. Signature de la conventionAccord écrit entre les parties précisant l’indemnité et la date de fin1 jour
4. HomologationValidation par la Direccte pour vérifier la régularité15 jours calendaires
5. Fin du contratLe CDI prend fin à la date convenueÀ la date fixée dans la convention

Vous avez des questions ou des expériences à partager sur la rupture conventionnelle ? N’hésitez pas à laisser vos commentaires ci-dessous ! Retrouvez également d’autres articles intéressants sur notre site pour mieux comprendre vos droits et démarches.

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