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Quel Est Le Taux D’imposition Sur Les Sociétés En France

Le taux d’imposition sur les sociétés en France est de 25% en 2024, un chiffre clé pour optimiser la fiscalité des entreprises.


Le taux d’imposition sur les sociétés en France correspond au pourcentage de bénéfices qu’une entreprise doit reverser à l’État sous forme d’impôt sur les sociétés (IS). En 2024, ce taux est fixé à 25% pour la majorité des entreprises, ce qui signifie que les sociétés françaises doivent payer un impôt équivalent à un quart de leur bénéfice net imposable. Ce taux s’applique de manière générale, avec cependant des spécificités pour certaines entreprises selon leur taille, leur chiffre d’affaires, ou leur secteur d’activité.

Dans la suite de cet article, nous allons détailler les différentes tranches et exceptions du taux d’imposition sur les sociétés en France. Nous aborderons notamment le cas des petites et moyennes entreprises (PME) qui bénéficient d’un taux réduit à 15% sur une partie de leurs bénéfices, ainsi que les modalités d’application de ce taux pour les bénéfices au-delà de certains seuils. Nous présenterons aussi les variations qui peuvent exister en fonction du régime fiscal choisi, ainsi que les impacts de cette imposition sur la gestion financière des entreprises.

Les taux d’imposition sur les sociétés en France en détail

Le taux normal de l’impôt sur les sociétés est fixé à 25% depuis 2022, dans le cadre de la réforme progressive visant à aligner la France sur la moyenne européenne. Avant cette date, le taux standard était de 33,33%, mais il a été progressivement abaissé.

Taux réduit pour les PME

Pour encourager la croissance des petites entreprises, la loi fiscale française prévoit un taux réduit à 15% sur la tranche des bénéfices allant jusqu’à 42 500 euros, sous certaines conditions :

  • Le chiffre d’affaires annuel doit être inférieur à 10 millions d’euros.
  • La société doit être soumise à l’impôt sur les sociétés de manière classique.

Exemples concrets

Si une PME réalise un bénéfice de 60 000 euros, elle paiera :

  • 15% sur les premiers 42 500 euros, soit 6 375 euros d’impôt.
  • 25% sur les 17 500 euros restants, soit 4 375 euros d’impôt.

Le total d’impôt sur les sociétés sera donc de 10 750 euros.

Autres spécificités et contributions

Outre le taux principal, certaines contributions additionnelles peuvent s’appliquer, telles que la contribution sociale de 3,3% sur l’impôt sur les sociétés pour les grandes entreprises, ainsi que des taxes locales spécifiques.

Calcul et modalités de paiement de l’impôt sur les sociétés en France

Le calcul de l’impôt sur les sociétés (IS) en France repose sur le bénéfice net imposable réalisé par l’entreprise au cours de l’exercice fiscal. Ce bénéfice correspond à la différence entre les produits encaissés et les charges engagées, ajustée par les réintégrations et déductions fiscales prévues par la législation.

Les différentes étapes du calcul de l’IS

  • Détermination du résultat comptable : Il s’agit du résultat net de l’entreprise avant impôt, calculé selon les normes comptables françaises.
  • Réintégrations fiscales : Certaines charges comptabilisées, comme les amendes ou pénalités, ne sont pas déductibles fiscalement et doivent être réintégrées au résultat.
  • Déductions fiscales : Certaines charges non comptabilisées peuvent être déduites, telles que les provisions réglementées ou certains crédits d’impôt.
  • Application du taux d’imposition : Le bénéfice imposable est ensuite multiplié par le taux d’IS applicable, qui varie selon le niveau de bénéfices et la taille de l’entreprise.

Exemple concret de calcul d’IS

Une PME réalise un bénéfice net comptable de 100 000 €. Après réintégrations pour 5 000 € et déductions pour 3 000 €, le bénéfice imposable est de :

  • 100 000 € + 5 000 € – 3 000 € = 102 000 €

Si le taux d’IS est de 25 %, le montant de l’impôt dû sera :

  • 102 000 € × 25 % = 25 500 €

Modalités de paiement de l’impôt sur les sociétés

Le paiement de l’IS s’effectue en plusieurs étapes :

  1. Versements d’acomptes trimestriels : Les entreprises doivent effectuer quatre acomptes au cours de l’année fiscale, chacun représentatif d’un tiers de l’impôt dû lors de l’exercice précédent. Ces acomptes sont généralement réglés en avril, juillet, octobre et décembre.
  2. Solde de l’impôt : Après clôture de l’exercice, la société déclare le montant exact de ses bénéfices et calcule l’impôt définitif. Si les acomptes versés sont insuffisants, elle doit régler un solde à la date limite de paiement.

Tableau récapitulatif des échéances de paiement

PériodeMontant à payerDate limite
1er acompte25 % de l’IS estimé15 avril
2e acompte25 % de l’IS estimé15 juillet
3e acompte25 % de l’IS estimé15 octobre
4e acompte25 % de l’IS estimé15 décembre
SoldeIS final – acomptes versés15 avril de l’année suivante (date limite de dépôt de la déclaration)

Conseils pratiques pour optimiser le paiement de l’IS

  • Anticiper les bénéfices pour ajuster au mieux les acomptes et éviter des régularisations trop importantes en fin d’année.
  • Utiliser les crédits d’impôt disponibles (recherche & développement, formation, etc.) pour réduire l’assiette imposable.
  • Faire appel à un expert-comptable pour maîtriser les ajustements fiscaux complexes et bénéficier de conseils personnalisés.

En maîtrisant ces méthodes de calcul et les modalités de paiement, les entreprises peuvent non seulement éviter les pénalités pour retard, mais aussi optimiser leur trésorerie et planifier efficacement leurs obligations fiscales.

Questions fréquemment posées

Quel est le taux normal de l’impôt sur les sociétés en France ?

Le taux normal de l’impôt sur les sociétés est de 25% en 2024 pour la majorité des entreprises.

Existe-t-il un taux réduit pour certaines entreprises ?

Oui, un taux réduit de 15% s’applique sur les premiers 42 500 € de bénéfices pour les PME sous conditions.

Comment est calculé l’impôt sur les sociétés ?

L’impôt est calculé sur le bénéfice net imposable de la société après déduction des charges.

Quelles sont les principales exonérations possibles ?

Exonérations possibles pour les jeunes entreprises innovantes, zones franches urbaines, ou bénéfices réinvestis.

Quand doit-on payer l’impôt sur les sociétés ?

Le paiement s’effectue généralement en quatre acomptes au cours de l’année, avec un solde à la clôture.

Type d’entrepriseTaux d’impositionPlafond ou condition
PME (Petites et Moyennes Entreprises)15%Sur les premiers 42 500 € de bénéfices
Entreprises classiques25%Au-delà de 42 500 € de bénéfices
Jeunes entreprises innovantes (JEI)Exonérations partiellesSelon critères spécifiques et durée limitée
Zones franches urbainesExonérations totales ou partiellesSelon zone géographique

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